Paper Music

Un ciné-concert de William Kentridge et Philip Miller

 

 

Mercredi 26 avril 2017, 20h30

Jeudi 27 avril 2017, 21h

Évènement programmé dans le cadre de l'exposition "Art/Afrique, le nouvel atelier"

 

Présenté pour la première fois à Paris, Paper Music est un spectacle à la croisée des genres (opéra, théâtre, ciné-concert) imaginé par l’artiste William Kentridge et le compositeur Philip Miller. Ce ciné-concert mélange des images extraites de différents films d’animation - récents ou anciens - que William Kentridge a réalisé à partir de ses dessins au fusain et à l’encre, avec la musique composée par Philip Miller. Paper Music est interprété par la chanteuse lyrique Joanna Dudley (Australie) qui est accompagnée au piano par Vincenzo Pasquariello (Italie). Cette œuvre burlesque et poétique propose au spectateur une expérience immersive unique.

 

 

ARTISTES

William Kentridge, vidéo

Philip Miller, composition et LP

Joanna Dudley, chant lyrique

Vincenzo Pasquariello, piano

 

 

CALENDRIER

- Mercredi 26 avril 2017, 20h30

Représentation en présence de l'artiste William Kentridge (Accès sur réservation)

- Jeudi 27 avril 2017, 21h

Représentation (Accès sur réservation)

 

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© Richard Eaton

William Kentridge

vidéo

 

William Kentridge est l’un des artistes les plus célèbres d’Afrique du Sud, reconnu dans le monde entier pour ses dessins, ses films, ses mises en scènes théâtrales et opératiques.

 

Fils d’un père et d’une mère tous les deux avocats anti-apartheid, ce natif de Johannesburg a suivi dans les années 1970 les cours d’études africaines et de politique à l’université du Witwatersrand, puis cofondé la compagnie Junction Avenue Theatre Company. Il a ensuite appris le mime et le théâtre à l’École Jacques Lecoq à Paris. De retour à Johannesburg, il a travaillé dans la télévision, le cinéma et le théâtre et collaboré sur des projets avec la Handspring Puppet Company.

 

Kentridge puise dans des sources multiples dont la philosophie, la littérature, les premiers films et l’opéra pour créer un univers complexe où le bien et le mal sont des forces inséparables et complémentaires. S’il exploite les ressources qu’offrent les médias, son activité fondamentale reste le dessin. Il met aussi parfois en scène des films, des pièces de théâtre et des opéras qu’ils considèrent comme des prolongements du dessin.

 

L’artiste a passé une grande partie de sa carrière à se passionner pour des thèmes qui reflètent sa propre expérience de l’existence ainsi que les questions politiques qui le préoccupent le plus. « Je m’intéresse à l’art de la politique », a-t-il déclaré, « c’est à dire l’art de l’ambiguïté, de la contradiction, des gestes inachevés et des conclusions incertaines. » Son travail transforme des événements politiques chargés de sens en allégories poétiques puissantes et il n’a cessé d‘évoluer depuis que le sujet de réflexion s’est éloigné d’un contexte spécifiquement sud-africain pour s’élargir à des questions plus générales touchant à la justice sociale, à la politique révolutionnaire et à la puissance de l’expression créatrice.

 

En 2010, Kentridge a reçu le Prix de Kyoto pour ses contributions dans les domaines de l’art et de la philosophie. En 2011, il a été élu membre honoraire de l’American Academy of Arts and Letters et élevé au titre de Docteur honoris causa en littérature par l’Université de Londres. En 2012, il a participé aux célèbres conférences Norton à l’université de Harvard.

 

Son œuvre a récemment été exposée à Londres à la Tate Modern, à Paris au Jeu de Paume et au Louvre, à Milan à la Scala, à Vienne au palais Albertina, à New York au Metropolitan Opera et au Museum of Modern Art, et à Sao Paulo à la Pinacoteca.

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© Marc Shoul

Philip  Miller 

composition et LP

 

Philip Miller est un compositeur et artiste sonore d’Afrique du Sud. Il utilise de nombreux moyens d’expression allant de la scène au cinéma en passant par la vidéo et les installations sonores. Après avoir abandonné le droit pour la musique, il a terminé ses études universitaires en composition musicale électro-acoustique à l’université de Bournemouth en Angleterre. De retour en Afrique du Sud, il s’est consacré entièrement à la musique. Sa collaboration de longue date avec William Kentridge pour qui il a écrit de nombreuses musiques de films et illustrations sonores d’installations lui a valu une reconnaissance internationale, notamment pour les projets récents Five Themes présenté à la Tate Modern de Londres, l’opéra Refuse the Hour, qui est en tournée en Europe, sans oublier l’installation multimédia Refusal of Time exposée à Dokumenta 13 à Kassel et au Metropolitan Museum of Art à New York.

 

Ses œuvres ont été exposées à la Biennale de Venise (2013), à l’exposition Spier Contemporary (2011) en Afrique du Sud et à la Biennale de Kaunas (2009) en Lituanie. Sa cantate pour voix, bande magnétique et témoignage Rewind a été jouée en concert à Londres au Royal Festival Hall, à New York, au Celebrate Brooklyn Festival, dans le Massachusetts au The ‘62 Centre Williams College et en Afrique du Sud au Baxter Theatre Centre et au Market. Il a écrit des musiques pour le cinéma et la télévision, notamment la bande originale du film The Girl produit par HBO nommée aux Emmy Awards. Ses partitions plus récentes sont Miner’s Shotdown, The Bang Bang Club, Black Butterflies et Mary and Martha mis en scène par Philip Noyce.

 

Miller est membre honoraire de l’ARC (The Research Initiative in Archive and Public Culture) de l’université du Cap. Il met actuellement la dernière touche à son opéra Extracts from the Underground, qui plonge dans le monde souterrain des mines d ‘Afrique du Sud. 

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© Ellen Elmendorp

Joanna  Dudley 

voix

 

Créatrice d’œuvres musicales, théâtrales, chorégraphiques et d’installations, Joanna Dudley mène une carrière internationale comme metteur en scène, interprète et chanteuse.

 

Joanna a étudié très jeune la musique ancienne et contemporaine au conservatoire d’Adelaide en Australie et au conservatoire Sweelinck aux Pays-Bas. Bénéficiant de bourses d’études, elle a aussi étudié la musique traditionnelle japonaise à Tokyo et la danse et la musique traditionnelles de Java.

 

À Berlin, Joanna a travaillé comme metteur en scène et interprète invitée à la Schaubuehne à Berlin. Elle y a créé My Dearest, My Fairest avec Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola et Colours may fade avec Esnaola et Rufus Didwiszus. Les autres œuvres montées en collaboration avec Didwiszus sont la pièce musicale en solo, The Scorpionfish et Who Killed Cock Robin ? avec l’ensemble vocal flamand Capilla Flamenca. Plus récemment, on lui doit Louis & Bebe avec le compositeur de musique électronique Schneider TM. Elle présente ses spectacles dans le monde entier.

 

En collaboration avec William Kentridge et Philip Miller, Joanna chante et joue dans « Refuse the Hour » (Festival d’Avignon et Holland Festival) et « Paper Music » (Carnegie Hall). Pour l’opéra, elle a co-mis en scène et chorégraphié Eugène Onéguine avec Seiji Ozawa à la baguette, mis en scène par Falk Richter pour l’Opéra de Vienne et le Tokyo Opera Nomori. Sidi Larbi Cherkaoui, Sasha Waltz, Heiner Goebbels et Thomas Ostermeier comptent parmi ses autres collaborateurs. Joanna apparaît dans les deux prochains longs métrages du metteur en scène indonésien, Garin Nugroho.

 

L’installation sonore de Joanna Tom’s Song pour 32 boîtes à musique et 16 platines tourne-disque a été exposée dans les plus grands festivals d’art internationaux.

 

Joanna a prononcé des conférences sur l’interprétation à l’École cantonale d’art du Valais de Sierre et à l’École F+F d’art et de design de Zurich en Suisse, à l’Académie des arts du spectacle de Hong Kong, au Lasalle College of the Arts de Singapour, à l’université d’Adelaide en Australie et à l’Académie des Arts à Berlin. 

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© Rufus Didwiszus

Vincenzo Pasquariello

piano

 

Né à Milan, Vincenzo a débuté ses études musicales très jeunes sous la conduite de son père, d’abord au conservatoire Giuseppe Verdi de Milan, où il obtint son diplôme auprès du compositeur et pianiste Bruno Canino. Il suit aussi les cours de maîtrise du pianiste et compositeur Mario Borciani.

 

Il a joué en Italie et à l’étranger comme soliste ou membre de formations de musique de chambre dans les grandes salles de concert et musées renommés, interprétant, entre autres, ses propres œuvres. Il a fait partie pendant longtemps de la compagnie théâtrale Moni Ovadia où il a participé comme musicien, compositeur de musique de scène et acteur.